Des salaires en euros dans le Jura

Unia a mené une action devant Sycrilor SA, au Noirmont, mardi matin. Le syndicat dénonce les ...
Des salaires en euros dans le Jura

Action d'Unia devant Sycrilor SA Action d'Unia devant Sycrilor SA

Unia a mené une action devant Sycrilor SA, au Noirmont, mardi matin. Le syndicat a dénoncé les plans de la direction de l'entreprise active dans l'horlogerie et la maroquinerie. Cette dernière souhaite verser à certains de ses travailleurs frontaliers un salaire net en euros et à un taux bloqué. Elle leur a, dans tous les cas, envoyé un courrier en ce sens à fin juillet. Pour exemple, un salaire à l’engagement de 3200 francs, serait payé 2000 euros nets environ. Sycrilor est la première entreprise de la région à afficher une telle volonté, face aux difficultés liées à la force du franc. C’est pourquoi le syndicat Unia voulait frapper fort. Il a empêché mardi matin les employés d’entrer dans les locaux durant environ une heure, à l’ouverture des portes.  

 

La réaction de la direction de Sycrilor SA

Sycrilor SA compte 80 employés, dont 10 à 20% de résidents suisses. Des employés qui ont été menacés de licenciement, s’ils ne signaient pas les propositions de la direction, selon Unia. Le directeur de Sycrilor, Marc Epstein, conteste cette version des faits. Arrivé vers 9h30 sur le site franc-montagnard, Marc Epstein a tout d'abord signifié au syndicat son mécontentement de ne pas avoir été prévenu au préalable, soulignant être ouvert à des négociations. Il a ensuite indiqué que les salariés frontaliers avaient connu des augmentations de salaires ces derniers mois, en raison du taux de change favorable. "Nous avons des quantités de difficultés. Mais les salaires d'août ne seront pas forcément tous versés en euros. Nous avons examiné chaque cas particulier"  a affirmé le directeur.

 

Ouverture de négociations

La direction de Sycrilor SA et le syndicat Unia ont entamé des discussions suite à l'action de mardi matin. Une période de négociations de trente jours est ouverte.  Mais Unia Transjurane compte aussi sensibiliser le milieu politique. Il demande notamment au service jurassien de l'économie de retirer toutes les aides directes ou indirectes aux entreprises qui paieraient leurs employés en euros. Une lettre a été envoyée au Gouvernement.  /lba


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