Bienne renouvelle ses contrats avec les coopératives d'habitation

Les coopératives d'habitation vont pouvoir continuer de se développer à Bienne. Le Conseil ...
Bienne renouvelle ses contrats avec les coopératives d'habitation

 Un exemple d'immeubles à Bienne, rue Ganguillet, gérés par la coopérative d'habitation Biwog.

Les coopératives d'habitation vont pouvoir continuer de se développer à Bienne. Le Conseil municipal a renouvelé 46 contrats de droit de superficie, neuf d'entre eux doivent encore être approuvés par le Conseil de Ville.

Ces contrats ont été élaborés pour une durée de 30 ans, sur la base du Règlement à l'encouragement de la construction de logements d'utilité publique accepté fin juin par le législatif. L'objectif de la Ville est d'inciter les coopératives à rénover et développer le parc immobilier sur le long terme. Ce renouvellement des contrats apportera un gain comptable de 15 millions de francs à la commune.

A Bienne, 31 coopératives gèrent environ 4500 appartements à loyers abordables qui favorisent généralement la mixité sociale. La plupart de ces immeubles sont bâtis sur des terrains appartenant à la Ville et octroyés en droit de superficie.

Processus trop rapide

Les coopératives d'habitation sont satisfaites de ces nouveaux accords car cela leur permet de continuer de travailler. Mais elles regrettent avoir eu aussi peu de temps pour élaborer les contrats, selon Heidi Lüdi, représentante de la Communauté d’intérêt des coopératives biennoises d’habitation. Entre l'acceptation du règlement en juin et la fin de l'année, le délai était trop court pour avoir de véritables discussions. Pour Heidi Lüdi, plusieurs aspects se mélangent dans ces contrats et le résultat final est peu clair.

Pour permettre à toutes les coopératives d'approuver ces contrats dans les délais légaux, le Conseil municipal a d’ailleurs prévu un contrat transitoire pour 2017. Cela permet d'éviter le retour automatique des bâtiments aux mains de la Ville en cas de retard au niveau des approbations.

Les coopératives sont plutôt sceptiques sur la suite des discussions, affirme Heidi Lüdi. Chacune va devoir rediscuter avec la Ville de ses objectifs précis sur le long terme. Mais la façon dont vont pouvoir se dérouler ces négociations et les mesures à prendre en cas de désaccord restent floues. /mvr


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