Finances cantonales : la prospérité avant la tempête ?

Malgré de sombres perspectives, les finances du canton de Berne se portent encore très bien ...
Finances cantonales : la prospérité avant la tempête ?

Les comptes 2016 du canton de Berne bouclent sur un important bénéfice, mais des coupes budgétaires sont inévitables estime le gouvernement

Beatrice Simon Beatrice Simon, la directrice des finances du canton de Berne.

Malgré de sombres perspectives, les finances du canton de Berne se portent encore très bien. Les comptes 2016 bouclent sur un bénéfice de 221 millions de francs, soit 2 millions de plus que ce que prévoyait le budget. Les charges ont été plus élevées dans le domaine social et dans le domaine de la santé (soins de longue durée, aide au paiement des primes maladie) mais elles ont été compensées par une hausse des rentrées fiscales, principalement en provenance des entreprises.

Les investissements ont été moins élevés que prévu, des 530 millions de francs budgétés seuls 440 millions ont été utilisés. Cela s’explique par le retard pris dans les travaux des centres hospitaliers régionaux et de l’Hôpital de l’Île.

 

Un avenir maussade

Les années à venir s’annoncent pourtant difficiles, rappelle le gouvernement. Les prévisions tablent sur des exercices déficitaires à partir de 2018, en raison de l’augmentation du nombre de personnes âgées, malades et à l’aide sociale. De plus, les rentrées fiscales vont diminuer avec la révision de la Loi sur les impôts, même si le Conseil-exécutif est en train d’examiner d’éventuelles adaptations après le refus massif de la troisième réforme de l’imposition des entreprises par le peuple Suisse et tout particulièrement par les citoyens bernois. Dans tous les cas, le gouvernement a prévu de présenter cet été toute une série de coupes budgétaires pour économiser près de 300 millions de francs.

Depuis plus de 10 ans, le canton de Berne boucle l’année avec des comptes largement bénéficiaires, sauf en 2012 où le déficit s’est monté à 196 millions de francs. Malgré ces excellents résultats sur le long terme, la directrice des finances Beatrice Simon soutient que la prudence reste de mise et se défend de tabler sur des prévisions trop pessimistes : « Je reçois des informations et c’est tout le Conseil-exécutif qui en discute et qui prend des décisions. Il me semble que nous sommes réalistes ». /mvr


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