La parahôtellerie, un filon pour les fermes

A l'inverse de la tendance, les chambres d'hôte gagnent en popularité. Une opportunité que ...
La parahôtellerie, un filon pour les fermes

A l'inverse de la tendance, les chambres d'hôte gagnent en popularité. Une opportunité que certains veulent saisir avec l’agritourisme

A La Tanne, au-dessus de Tavannes, la famille Gyger veut doter leur ferme de chambres d'hôte. A La Tanne, au-dessus de Tavannes, la famille Gyger veut doter sa ferme de chambres d'hôte.

Sur les hauteurs de la Tanne, une neige printanière a recouvert les premières jonquilles. Le brouillard cache les Alpes, mais d’ordinaire  « la vue est magnifique », d’après Jürg Gyger, exploitant d’une ferme laitière à la Maison Neuve. Avec sa femme Christine, il veut construire deux chambres d’hôte au-dessus du garage attenant à l’étable. Une charge de travail supplémentaire supportable compte tenu du travail requis pour gérer l'exploitation. Par ailleurs, la parahôtellerie tire son épingle du jeu malgré la baisse des nuitées.

 

Un atout pour « fermes qui roulent »

Pour l’éleveur, il s’agit d’une prise de risque calculée. Difficile d’estimer quel sera le retour sur investissement et si les touristes viendront. La charge de travail pour se lancer n’est pas négligeable : le projet et avant-projet ont pris une année et le permis de construire devrait être octroyé mi-avril. « Notre exploitation est rentable et équilibrée » explique Jürg Gyger. L’argument financier n’est pas prépondérant selon le futur hôte, dont la motivation est avant tout « d’accueillir des voyageurs ». Les chambres devraient être prêtes en 2018.  

 

L’agritourisme, plus qu’un lit

L’agritourisme, ce n’est pas que de l’hébergement explique Guillaume Davot, directeur de Jura bernois tourisme. « Les fermes peuvent aussi offrir un accueil journalier, des visites, des activités… » Le directeur souligne que « c’est davantage que mettre à disposition une chambre. Il faut développer un concept et savoir à quel genre de client on désire s’adresser. »

 

Une poussée politique

La création d’offres pour les visiteurs est appuyée par la Fondation Rurale Interjurassienne, l’Office fédéral de l’agriculture et par les organes touristiques. Exemple avec le projet Marguerite, association qui soutien actuellement la mise en place de six offres d'agritourisme dans le Jura et le Jura bernois. En tout, une dizaine de projets de parahôtellerie sont en développement dans la région selon Jura bernois tourisme. /sca

Jürg Gyger, devant le garage au-dessus duquel pourront être installées deux chambres. Jürg Gyger, devant le garage au-dessus duquel pourront être installées deux chambres.


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