Le journaliste Ludovic Rocchi acquitté

Ludovic Rocchi sort complètement blanchi des accusations de calomnie et de diffamation lancées ...
Le journaliste Ludovic Rocchi acquitté

L'ex-journaliste du Matin Ludovic Rocchi a été acquitté des accusations de calomnie et de diffamation lancées par un ancien professeur de l'Université de Neuchâtel

Ludovic Rocchi a sa sortie de la salle d'audience. Ludovic Rocchi a sa sortie de la salle d'audience.

Ludovic Rocchi sort complètement blanchi des accusations de calomnie et de diffamation lancées à son encontre dans l’affaire de plagiat à l’Université de Neuchâtel. Le Tribunal de police à La Chaux-de-Fonds a prononcé lundi matin l’acquittement total du journaliste qui travaillait à l’époque pour le Matin et qui œuvre aujourd’hui pour la RTS. Ce sont trois articles parus dans le quotidien orange qui ont fâché le plaignant, l’ancien professeur de la Faculté des sciences économiques, reconnu coupable de plagiat par négligence ; plaignant qui n’était pas présent lors de la lecture du jugement.

La juge Muriel Barrelet a démonté ces accusations les unes après les autres. Pour elle, la calomnie peut dès le départ être écartée. Il ne s’agit pas d’informations fausses que l’auteur aurait relayées en sachant qu’elles ne correspondaient pas à la réalité.

Reste à évaluer la question de la diffamation: pour la Cour, le plagiat a été avéré par plusieurs experts, même si au final seul un plagiat par négligence a été retenu. C’est donc un fait que le journaliste a relayé. Le qualificatif d’ « hallucinant » ajouté au plagiat dans l’un des articles n’est pas exagéré non plus aux yeux de la juge au vu du contexte académique dans lequel ce plagiat s’est déroulé.

Le journaliste n’a pas non plus commis de faute en indiquant qu’un deuxième ouvrage faisait l’objet de forts soupçons de plagiat. Finalement, la Cour estime qu’on ne pouvait pas exiger de Ludovic Rocchi qu’il mène une vaste enquête au Canada pour prouver que le professeur avait enrichi son CV pour des fonctions exercées à l’Université de Québec. Sur la base d’un témoignage récolté, le journaliste pouvait de bonne foi penser que le plaignant avait remanié son curriulum vitae.

Ludovic Rocchi était soulagé à l’issue de ce jugement :

L’avocat du plaignant attend d’obtenir le jugement par écrit pour éventuellement faire recours. Il regrette notamment la position de la juge sur la question du CV.

De son côté, le syndicat des journalistes Impressum a d’ores et déjà salué l’acquittement de Ludovic Rocchi. /sbe


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