Berne veut se donner les moyens d’accueillir les jeunes requérants d'asile

Assurer l’accueil des requérants d’asile mineurs non accompagnés : c’est l’objectif du gouvernement ...
Berne veut se donner les moyens d’accueillir les jeunes requérants d'asile

Le canton invite la population à accepter le crédit de 105 millions qui lui sera soumis le 21 mai prochain

(Photo: ldd) Les mineurs non-accompagnés ne peuvent pas être placés dans des structures ordinaires, car leur protection ne serait pas assurée et cela pourrait constituer une négligence au vu de leur passé parfois traumatisant, explique le canton de Berne. (Photo: ldd)

Assurer l’accueil des requérants d’asile mineurs non accompagnés : c’est l’objectif du gouvernement bernois. Il est entré lundi matin en campagne pour défendre le crédit pour l’octroi de l’aide sociale en matière d’asile. Le Grand Conseil a largement accepté l’an dernier de libérer 105 millions de francs pour la période 2016-2019, mais un référendum a été déposé contre cette décision. Les citoyens bernois auront le dernier mot le 21 mai prochain. Ce matin en conférence de presse, le directeur de la police et des affaires militaires, Hans-Jürg Käser, a défendu un investissement « essentiel et durable pour le futur ».

Sur les 26 millions dépensés en moyenne annuelle pour l’encadrement et l’hébergement de requérants d’asile dans le canton de Berne, 22 sont destinés aux mineurs arrivés en Suisse sans parent ou représentant légal. Cet argent sert notamment à assurer leur protection, en les plaçant hors des structures d’asile ordinaires. Ils sont ainsi séparés des adultes. Il permet aussi de les préparer à la vie en Suisse, en leur offrant des cours de langue et une éducation adaptée à leurs besoins.

Hans-Jürg Käser explique que cet investissement permettra à ces jeunes d’être autonomes et de subvenir eux-mêmes à leurs besoins. La probabilité de les voir dépendre de l’aide sociale par la suite est donc réduite. Et de rappeler que le système en place dans le canton de Berne a valeur d’exemple en Suisse et suscite un vif intérêt.

Le directeur de la police et des affaires militaires ajoute que si ce crédit venait à être rejeté, cet encadrement ne serait plus possible dans sa forme actuelle. Pour respecter les exigences de la protection de l’enfance, ces jeunes devraient être déplacés dans d’autres institutions, ce qui entraînerait un transfert de coût, et probablement leur hausse. /ast


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