Le Conseil de ville de Bienne se solidarise avec les réfugiés

Le législatif a accepté jeudi soir un postulat qui demande que la ville de Bienne se déclare ...
Le Conseil de ville de Bienne se solidarise avec les réfugiés

Le législatif a accepté jeudi soir un postulat qui demande que la ville de Bienne se déclare « ville refuge » et adhère au réseau européen des villes fondé par Madrid et Barcelone

Une manifestation a eu lieu devant la salle du Conseil de ville jeudi peu avant 18 heures Une manifestation a eu lieu devant la salle du Conseil de ville jeudi peu avant 18 heures.

L’asile a refait surface jeudi soir au Conseil de ville. L’élue POP Judith Schmid, par le biais d’un postulat, souhaite que la Ville de Bienne accueille 300 réfugiés supplémentaires. Après de longs débats, trois points sur quatre du texte ont été acceptés.

 

Le ton de la soirée donné d’emblée

Jeudi soir, l’arrivée à la Salle du Bourg a été quelque peu inhabituelle. Devant le bâtiment près de 30 personnes dont des élus de gauche et des citoyens arboraient des panneaux de soutien envers le texte déposé par Judith Schmid intitulé « Bienne doit rejoindre le réseau européen des villes-refuges ». Une façon de manifester contre la réponse qui avait été donnée par le Conseil municipal et qui proposait le rejet du postulat.

Judith Schmid du POP, tout à droite, est l'auteur du postulat urgent deposé au Conseil de ville Judith Schmid du POP, tout à droite, est l'auteur du postulat urgent deposé au Conseil de ville.

Contre-manifestation de l’UDC 

De son côté, l’UDC n’a pas tardé à réagir. Cinq conseillers de ville ont ainsi fait face aux manifestants en brandissant à leur tour des pancartes sur lesquelles on pouvait lire que l’asile était du ressort de la Confédération et non pas de la ville de Bienne.  

La réaction de l'UDC ne s'est pas faite attendre La réaction de l'UDC ne s'est pas faite attendre.

Succession d’élus à la tribune

A l’intérieur, les affiches ont laissé place aux débats. Près de 20 élus de tout bord se sont exprimés à la tribune.

« Après Genève, Lausanne et Berne, Bienne devrait aussi apporter sa solidarité face à ce drame épouvantable qui se joue aux portes de l’Europe », a lancé Roland Gurtner de Passerelle.

Le ton était beaucoup plus ferme du côté de l’UDC, parti dont les élus étaient opposés au texte : « ces gens qui arrivent en Suisse savent qu’ils vont arriver dans un endroit où il n’y aura pas de travail, à cela s’ajoute des problèmes de langue. Certains fuient la guerre ce qui est compréhensible, mais nombreux sont des réfugiés économiques » a déclaré Olivier Waetcher.

 

Décision symbolique

A l’heure du vote, la majorité du texte a été acceptée par le centre et la gauche. Toutefois, pour le Conseiller municipal en charge du dossier, Beat Feurer, il s’agit d’un vote symbolique. La ville ne pourra pas aller à l’encontre du droit supérieur, les questions d’asiles étant régies par le canton et la Confédération. /anl


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