« Nos détracteurs ne disent pas tout »

Pierre Alain Schnegg défend la révision de l'aide sociale qui sera soumise prochainement au ...
« Nos détracteurs ne disent pas tout »

Pierre Alain Schnegg défend la révision de l'aide sociale qui sera soumise prochainement au Grand Conseil et estime que ses détracteurs utilisent des arguments lacunaires

Pierre-Alain Schnegg Pierre-Alain Schnegg défend sa réforme de l'aide sociale

Pierre Alain Schnegg maintient sa position sur l’aide sociale. Le canton de Berne a vivement été critiqué mardi par 18 organisations nationales et cantonales à l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la pauvreté. Selon elles, la nouvelle loi sur l’aide sociale s’attaque aux victimes de la pauvreté plutôt qu’à ses causes, en réduisant notamment les montants versés de 10 % en moyenne. Pierre Alain Schnegg estime que l’argumentaire de ses opposants est lacunaire. Ils oublient notamment de parler des nouvelles aides qui seront offertes sous conditions aux bénéficiaires de l’aide sociale qui travaillent ainsi que pour l’intégration des jeunes et des plus de 55 ans.

 

Des changements nécessaires

« Je peux comprendre que des gens ne partagent pas notre point de vue, mais la situation actuelle n’est pas satisfaisante. Il n’est pas acceptable de dire qu’on ne peut rien changer », explique Pierre Alain Schnegg. Le Conseiller d’Etat de Champoz ajoute qu’il faut se battre pour permettre à une partie des bénéficiaires de l’aide sociale de retrouver des perspectives.

 

Remise en cause des critiques

En ce qui concerne le manque de vision à long terme dénoncé par les 18 organisations, Pierre Alain Schnegg s’étonne : « je me demande ce qui peut être mauvais dans le fait de mettre à disposition des montants pour que des jeunes puissent se former… J’ai de la peine à comprendre ça ! J’ai de la peine à comprendre pourquoi ce serait mauvais qu’une personne qui a un job, et qui par son job ne parvient pas à gagner les montants qui sont nécessaires pour vivre, puisse être soutenue un peu plus par l’Etat que ce qu’elle l’est aujourd’hui ».

 

Une question d'équité avant tout

Quand on rappelle à Pierre Alain Schnegg que ces mesures ne seront appliquées que sous conditions strictes, il répond que les personnes qui n’y ont pas droit toucheront environ 3 % de moins qu’actuellement. « Cette diminution n’a pas uniquement pour but d’inciter les gens à trouver du travail, c’est une question d’équité », poursuit Pierre Alain Schnegg. « Aujourd’hui dans notre canton, on a beaucoup de gens qui travaillent et qui ne sont pas soutenus par l’Etat, mais qui vivent avec des montants qui sont inférieurs à ceux touchés par les personnes à l’aide sociale. Est-ce correct ? Je pense qu’on doit avoir une remise à niveau, car le signal donné n’est pas bon ».

 

Débats à venir au Grand Conseil

Le dernier mot sur cette révision de la loi sur l’aide sociale reviendra au Grand Conseil. Il l’examinera en première lecture lors de la session de novembre, pour une décision prévue en mars prochain. /ast


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