Mieux surveiller les imams : le canton limité

Surveiller plus strictement les imams et les renvoyer en cas d’abus : la motion a été déposée ...
Mieux surveiller les imams : le canton limité

Le Conseil-exécutif a répondu à une motion qui demandait une surveillance plus stricte des imams. Sa marge de manœuvre est limitée mais certaines mesures sont envisageables

Le Grand Conseil devra débattre de la motion déposée par l'UDC. Le Grand Conseil devra débattre de la motion déposée par l'UDC.

Surveiller plus strictement les imams et les renvoyer en cas d’abus : la motion a été déposée en septembre de l’année passée devant le Grand Conseil par des députés suisses allemands de l’UDC. Le texte demande d’agir suite au cas de l’imam de Nidau, Abu Ramadan. Le Conseil-exécutif y a répondu lundi. Il se dit limité dans sa marge de manœuvre. Mais quelques pistes sont toutefois envisageables.

L’idée d’un registre pour mieux surveiller les imams avait été avancée par les motionnaires. Seulement, il n’existe pas de base légale qui permet de tenir une telle liste, fait remarquer le Conseil-exécutif. De plus, les imams prêchent souvent sporadiquement et dans une langue étrangère. Difficile donc d’organiser un contrôle, qui de toute manière devrait se faire suite à des soupçons fondés et non de manière préventive.

 

Le canton pas compétent

Quant aux possibles expulsions de notre pays, le gouvernement renvoie la balle à la Confédération. C’est au Secrétariat d’Etat aux migrations (SEM) d’agir. Le Conseil-exécutif promet toutefois de s’engager pour que des mesures soient prises en ce sens au niveau national.

La motion demandait également la suppression de l’aide social en cas d’idées extrémistes tenues par les imams. Le Conseil-exécutif répond que l’octroi d’une telle aide est garanti par la Constitution fédérale. Elle dépend de l’indigence d’une personne et non de ses propos. Le gouvernement ouvre cependant une brèche. Selon lui, il serait envisageable de modifier la Loi sur l’aide social (LASoc). Un article pourrait y être rajouté afin de supprimer l’octroi en cas d’activités répréhensibles ou de menace contre la sûreté du pays. /jrg


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