Vers la fin des heures supplémentaires pour les cadres cantonaux

La révision de la loi sur le personnel 2020 prévoit la fin des heures supplémentaires pour ...
Vers la fin des heures supplémentaires pour les cadres cantonaux

La révision de la loi sur le personnel 2020 prévoit la fin des heures supplémentaires pour les cadres supérieurs de l'administration cantonale. L’horaire de travail fondé sur la confiance prendrait le relais d’ici 2020

(Image: archives) (Image: archives)

Les cadres de l’administration cantonale bernoise pourraient ne plus noter leurs heures supplémentaires. Le Conseil-exécutif a approuvé une révision à l’intention du Grand Conseil. Principal changement envisagé : l’horaire de travail fondé sur la confiance pour les cadres supérieurs. Ces derniers n’auraient plus le droit de noter des heures supplémentaires. Ils devraient s’organiser pour gérer au mieux leur temps de travail.

 

Des contreparties prévues

En contrepartie, les employés concernés recevraient une indemnité salariale, des cotisations supplémentaires à la caisse de pension, ou un congé en plus de maximum dix jours. Ce système du temps de travail basé sur la confiance est déjà en place au niveau de la Confédération, mais ce serait une première pour le canton de Berne. Il pourrait entrer en vigueur dès le 1er janvier 2020 pour autant qu’il passe devant le Grand Conseil.

 

Un système qui fait débat

Les avis restent toutefois partagés. Le gouvernement lui-même a proposé la révision à contrecœur. Il note qu’un tel fonctionnement peut dégrader les conditions de travail et n’est pas exempt de risques pour la santé du personnel. Un personnel qui a été consulté et qui s’est pourtant dit à une majorité favorable à un tel changement.

Si la révision va de l’avant, le Conseil-exécutif pourrait même étendre le modèle à d’autres fonctions. De plus, la révision prévoit également de créer une base juridique afin de protéger les employés du canton contre l’exploitation abusive de leurs données lors de l'utilisation de moyens électroniques.

Enfin, le projet précise également que les membres du Conseil-exécutif n’ont pas de droit à une prime de fidélité. Dans les faits, ces derniers y renonçaient toutefois déjà de manière libre, indique le canton de Berne. /comm+ jrg


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