Le canton de Berne défend sa nouvelle loi sur l’aide sociale

Le Conseil-exécutif a présenté ses arguments en vue du vote du 19 mai. Objectifs principaux ...
Le canton de Berne défend sa nouvelle loi sur l’aide sociale

Le Conseil-exécutif a présenté ses arguments en vue du vote du 19 mai. Objectifs principaux : casser l’idée que de percevoir l’aide sociale est plus intéressant que de travailler et inciter les bénéficiaires à reprendre une activité lucrative

Pierre Alain Schnegg estime que ce projet répond aux besoins actuels du canton de Berne en matière d'aide sociale. (Photo: archives) Pierre Alain Schnegg estime que ce projet répond aux besoins actuels du canton de Berne en matière d'aide sociale. (Photo: archives)

« Il n’est pas normal qu’une personne touchant un maigre salaire se retrouve à la fin du mois avec moins d’argent pour sa famille qu’un ménage bénéficiaire de l’aide sociale ». C’est ce qu’a affirmé vendredi le directeur bernois de la santé publique, Pierre Alain Schnegg, devant la presse. Il a présenté les arguments en faveur de la révision partielle de la loi sur l’aide sociale soumise au peuple le 19 mai.

Cette modification doit permettre au canton de se doter « d’outils adaptés pour soutenir ceux qui veulent s’en sortir » selon l’UDC de Champoz. Elle prévoit notamment des investissements plus importants pour la réinsertion professionnelle de bénéficiaires des prestations.


8% de moins

Le canton prévoit dans le même temps de réduire de 8% le forfait pour l’entretien des bénéficiaires par rapport aux normes édictées par la Conférence suisse des instituions d’actions sociale (CSIAS). Cette réduction pourra même être plus importante : 15% voire 30% en fonction des « efforts d’intégration » consentis par la personne. Ceux-ci se traduisent notamment par l’apprentissage d’une langue ou la volonté manifeste de reprendre une activité lucrative. En contrepartie, les « bons élèves » seront, eux, récompensés par des primes.


Question d’argent

Cette révision est la concrétisation d’une motion parlementaire déposée en 2012 par l’UDC de Köniz Ueli Studer. Elle demandait notamment de réduire la facture sociale du canton. Car entre 2003 et 2017, elle a augmenté de 125%, passant de 210 à 469 millions de francs annuels. En cas de « oui » le 19 mai, le canton pourrait alors économiser jusqu’à 19 millions.


Projet populaire

Cette modification ne fait pas l'unanimité. Une coalition d'élus de gauche et du centre proposeront eux aussi une révision partielle le 19 mai. Ce projet populaire demande notamment le respect des normes CSIAS dans le calcul des montants versés aux bénéficiaires.

Si les deux révisions sont acceptées au moment du vote, c'est celle qui aura obtenu le plus de voix qui sera adoptée. /amo


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