Bienne garde une marge de manœuvre dans sa politique foncière

Les autorités pourront continuer à vendre les terrains municipaux en complément à l’octroi ...
Bienne garde une marge de manœuvre dans sa politique foncière

Les autorités pourront continuer à vendre les terrains municipaux en complément à l’octroi en droit de superficie

La ville de Bienne détient aujourd'hui un quart des terrains. La ville de Bienne détient aujourd'hui un quart des terrains.

Premier revers de l’année pour les jeunes socialistes (Juso) à Bienne. Ils n’ont pas réussi à réunir les voix nécessaires autour de la motion visant à interdire la vente des terrains municipaux à des privés. Leur proposition a été rejetée par 26 voix contre 19.
Mercredi en début de séance, l’affaire a conduit à un vaste débat autour de la politique foncière de la ville de Bienne. Initiée il y a une soixantaine d’années par le maire de l’époque Guido Müller, la cité seelandaise dispose d’une longue tradition en matière d’octroi de parcelles en droit de superficie. Font également partie de sa politique l’échange de parcelles et la vente. Pour le PRR et une partie du PS cette stratégie vise une utilisation prudente, puisqu’elle permet notamment de fiancer une partie de ses infrastructures. 


On ne change pas une équipe qui gagne

La plupart des élus ont estimé qu’une interdiction de vente serait trop contraignante. L’UDC a jugé la proposition des Juso trop extrême, tout comme Mohamed Hamdaoui qui afin de rassurer les auteurs du texte a affirmé que « l’exécutif n’a pas la volonté de jouer au Monopoly ».
En guise de compromis, et afin d’éviter tout malentendu à l’avenir, des clarifications seront menées quant à la définition de parcelles jugées « stratégiques » par les autorités en vue du développement de la ville. Ces dernières années, deux ventes ont mal passé auprès de certains élus : celle d’une parcelle au Chemin du Long-Champ à l’entreprise Power Integrations ainsi que l’aire du Taubenloch pour la construction d’un hôtel et d’un immeuble.

 

Solidarité envers une famille menacée de renvoi

Le dossier de la famille Safaryan/Mikayelyan menacée d’expulsion a rebondi au Conseil de ville de Bienne. Ruth Tennenbaum (Passerelle) a lu à la tribune une lettre ouverte adressée par de nombreux élus parlementaires. L’affaire fait parler depuis le début de l’année. Elle a été révélée la semaine passée par le Bieler Tagblatt. La famille qui vit en Suisse depuis plus de huit ans pourrait se voir séparée. Si cela se confirme, le père serait renvoyé au Kazakhstan avec les deux garçons et la mère en Arménie avec la cadette. Plus de 30 élus de gauche comme de droite demandent à l’exécutif d’intervenir auprès de la Confédération. /anl


 

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