Le rapatriement, une expérience inoubliable

En cette période de crise, un Prévôtois a profité d’un vol organisé par le Département fédéral ...
Le rapatriement, une expérience inoubliable

En cette période de crise, un Prévôtois a profité d’un vol organisé par le Département fédéral des affaires étrangères pour rentrer en Suisse alors qu’il est actif professionnellement au Chili

Au départ de l'aéroport de Santiago, au Chili, les Suisses ont été rigoureusement contrôlés (photo : Facebook DFAE). Au départ de l'aéroport de Santiago, au Chili, les Suisses ont été rigoureusement contrôlés (photo : Facebook DFAE).

Les Suisses de l’étranger continuent à être rapatriés au fur et à mesure dans leur pays d’origine. Jusqu’à présent, neuf vols organisés par le Département fédéral des affaires étrangères ont posé à Zurich ou à Genève, ce qui représente environ 1'500 Helvètes. La plupart des vols proviennent d’Amérique du Sud et d’Afrique. Le premier convoi depuis l’Asie a atterri tôt ce mardi matin à Zurich en provenance des Philippines. Dix vols avec des Suisses de l’étranger à leur bord sont attendus ces prochaines heures et ces prochains jours, notamment au départ de Thaïlande, du Cambodge, du Pérou, d’Equateur, d’Afrique du Sud, du Cameroun ou encore d’Australie.


Une démarche conséquente

Ramener des Suisses dans leur pays d’origine en cette période de crise sanitaire n’est pas une mince affaire. Nous avons joint Léonard von Niederhäusern. Ce Prévôtois est rentré dimanche depuis le Chili, un pays dans lequel il vit depuis 10 mois. Après son inscription sur l’application « Travel Admin », c’est l’ambassade suisse à Santiago qui l’a contacté pour lui communiquer l’organisation d’un vol de retour. Le jeune homme de 28 ans s'est manifesté, afin d’être aux côtés de sa famille en cette période et de bénéficier du système de santé helvétique en cas de contamination. Le Prévôtois a dû se rendre plusieurs heures avant le décollage dans un aéroport désert ou presque. Il a dû y subir des contrôles sanitaires menés par la Croix-Rouge chilienne, en particulier la prise de température. 

Muni d’un billet écrit à la main, Léonard von Niederhäusern a pris place dans l’avion, accompagné de 260 autres passagers et du personnel de la compagnie Swiss. « Dans l’avion, les mesures sanitaires étaient légères », souligne le Prévôtois qui a volé pendant plus de 13 heures avant de rejoindre sa terre natale. Une fois à Zurich, il reconnaît que le soulagement était de mise et que l’accueil du personnel de l’aéroport était particulièrement chaleureux. /mle

« Presque une impression de fin du monde »


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