Les entreprises forestières ne savent plus quoi faire de leur bois. L’an dernier la chaleur, la sécheresse, les tempêtes et le bostryche ont forcé les bûcherons à procéder à de nombreuses coupes. Les stocks de bois sont importants, ils attendent souvent en forêt, ce qui nécessite de l'entretien. Impossible de les écouler pour l'heure : avec la crise du coronavirus, les exportations sont quasi à l'arrêt. La société ValForêt, qui gère le bois de plusieurs communes et bourgeoisies du Jura bernois, subit ces effets de plein fouet. Son président Claude-Alain Paroz détaille la situation :
La demande est aussi en baisse sur le marché indigène. Il faut donc trouver d’autres activités afin d’occuper les équipes, et aussi d’écouler le bois. « Il faut savoir se réinventer », estime le président :
Dans ce contexte, l’union fait la force. La création de la société ValForêt fin 2017 offre un dynamisme et une réactivité qui font beaucoup de bien dans ce contexte particulier :
Le bostryche figure aussi en tête des inquiétudes. Quelques bûcherons ont déjà observé du mouvement sur le terrain. Une présence d’insectes précoce qui pourrait annoncer une forte prolifération. /oza









