Les agences de voyage de la région envisagent le dépôt de bilan. À cause du coronavirus, elles ne disposent plus de liquidités. La réouverture des frontières n’y change rien. Au sein des banques, les prêts assurés par la Confédération ne sont pas toujours entièrement accordés. De toute manière, les voyagistes se disent déjà tellement endettées qu’une nouvelle ardoise serait synonyme de hara-kiri. Vu la gravité de la situation, certaines entités refusent pour l'instant de parler à visage découvert. Marcel Greder, directeur de l’agence ID Voyages à Tavannes, a quant à lui décidé de s'exprimer pour tenter de se faire entendre. Il commence par dresser l’état de situation :
De son côté, Erguël Voyages à Villeret estime pouvoir s’en sortir pour autant que la situation change rapidement. La firme est moins touchée que les agences traditionnelles puisqu’elle propose majoritairement des voyages à l’aide de bus. « Il ne faudrait toutefois pas que la situation dure encore six mois », explique Patrick Risse, responsable logistique et conducteur de bus auprès de la firme. Depuis le début de la crise, quasiment aucune course n’a été effectuée comme l’indique Patrick Risse :
Erguël Voyages a emprunté le 10% de son chiffre d’affaires auprès d’une banque. Le montant se trouve sur un compte séparé. Il ne sera pioché dedans qu’en cas d’extrême nécessité nous a confié Patrick Risse qui bénéficie aussi des mesures RHT en tant qu’employé de l’entreprise. /jrg









