Le Conseil-exécutif pour la prolongation des mesures

Le gouvernement bernois a fait savoir lundi qu’il partage la volonté du Conseil fédéral de ...
Le Conseil-exécutif pour la prolongation des mesures

Le gouvernement bernois a fait savoir lundi qu’il partage la volonté du Conseil fédéral de prolonger les mesures pour contrer la propagation du Covid-19

Le Conseil-exécutif s'est prononcé en faveur de la prolongation des mesures actuelles, mais pose certaines conditions. (Photo: Keystone/Peter Klaunzer). Le Conseil-exécutif s'est prononcé en faveur de la prolongation des mesures actuelles, mais pose certaines conditions. (Photo: Keystone/Peter Klaunzer).

Le Conseil-exécutif suit le Conseil fédéral. Le gouvernement bernois s’est prononcé en faveur d’une prolongation des mesures anti-Covid jusqu’à fin février. Sa prise de position à l’attention de la Confédération a été rendue publique ce lundi matin. Le gouvernement bernois partage les appréciations du Conseil fédéral à propos de la situation sanitaire et du besoin d’alléger la pression sur les hôpitaux. Mais il pose tout de même certaines conditions.


Faciliter l’aide pour l’économie

La première est de réglementer en urgence le soutien aux entreprises concernées par ces mesures, notamment les restaurants. La situation reste tendue, on s’inquiète des mutations plus contagieuses du virus, mais il faut des solutions rapides pour l’économie, indique le Conseil-exécutif. Jusqu’à maintenant, un examen au cas par cas est réalisé pour bénéficier du programme fédéral d’aide aux cas de rigueur. Le gouvernement bernois n’en veut plus et souhaite simplifier les démarches. Il propose ainsi que les entreprises qui ont subi au moins 60 jours de fermeture forcée depuis le 1er novembre soient directement considérées comme des cas de rigueur, sans autres conditions à remplir. L’indemnisation serait forfaitaire, par exemple la couverture de 50% des charges fixes. Le nombre d’entreprises dans le secteur de l’hôtellerie-restauration qui deviendrait immédiatement des cas de rigueur grâce à ces adaptations est estimé à 23'000 au niveau suisse. Ces modifications permettraient d’agir vite et d’éviter une vague de faillites selon le Conseil-exécutif. Ce dernier ajoute que c’est à la Confédération d’assumer l’entière responsabilité du volet financier. Il souhaite un concept uniforme en Suisse, notamment pour éviter la concurrence entre les cantons.


Pas de fermeture des magasins non-essentiels

Si le Conseil-exécutif se prononce en faveur d’un prolongement des mesures, il ne s’oppose pas non plus formellement à leur durcissement. Une position qui peut évoluer en fonction de la situation sanitaire. Le Conseil-exécutif pose tout de même certaines conditions : la proposition de fermer tous les magasins va trop loin, du moins pour le moment. Si ce pas devait être franchi, 3'000 entreprises supplémentaires se retrouveraient dans une situation de rigueur dans le seul canton de Berne. Le gouvernement bernois s’oppose également à la limitation des réunions privées à deux ménages. Une mesure trop difficile à faire respecter et trop contraignante pour les familles recomposées. Le Conseil-exécutif s’est encore positionné en faveur du télétravail, mais rappelle qu’il doit bénéficier d’une certaine flexibilité.

La Confédération prendra mercredi sa décision définitive sur la prolongation des mesures anti-Covid jusqu’à fin février. /oza-gtr


 

Actualités suivantes

Articles les plus lus