« Il est nécessaire de prendre un pas d’avance sur le développement de la pandémie »

Le président du gouvernement bernois et directeur de la santé Pierre Alain Schnegg, ainsi ...
« Il est nécessaire de prendre un pas d’avance sur le développement de la pandémie »

Le président du gouvernement bernois et directeur de la santé Pierre Alain Schnegg, ainsi que des acteurs du commerce et de l’économie, ont réagi aux annonces faites mercredi par le Conseil fédéral, qui renforce les mesures de lutte contre le coronavirus

Pierre Alain Schnegg, directeur de la Santé du canton de Berne, a réagi aux annonces faites mercredi par le Conseil fédéral. (Photo: archives) Pierre Alain Schnegg, directeur de la Santé du canton de Berne, a réagi aux annonces faites mercredi par le Conseil fédéral. (Photo: archives)

Le Conseil fédéral donne un nouveau et sévère tour de vis pour endiguer la nouvelle vague du virus mutant du coronavirus. En plus des restaurants, des centres de culture, de sports et de loisirs qui resteront portes closes jusqu’au 28 février, le gouvernement ferme dès lundi les magasins non essentiels, instaure le télétravail obligatoire, généralise le port du masque et limite à 5 personnes les rassemblements dans l’espace privé, enfants y compris.

Dans le canton de Berne, le Conseil-exécutif s’était prononcé lundi en faveur d’une prolongation des mesures anti-Covid en cours. Le Confédération est allée encore plus loin aujourd’hui en les renforçant. « Nous aurions préféré que les mesures supplémentaires se prennent en fonction de l’évolution actuelle. Mais si on regarde ce qui se passe à l’étranger et même chez nous avec les quelques cas que nous avons eu de la variante britannique du virus, les infections se répandent à une vitesse extrêmement rapide », explique le président du gouvernement bernois et directeur de la santé Pierre Alain Schnegg.

« Nous sommes tous appelés à faire un effort de compréhension », selon Pierre Alain Schnegg

Ces annonces étaient redoutées par les commerçants qui doivent à nouveau fermer leurs portes. La liste des exceptions est cependant plus large qu'au printemps dernier : coiffeurs, fleuristes, magasins de bricolage et de jardinage échappent par exemple à la fermeture. Mais la nouvelle reste dure à encaisser pour le représentant des commerçants de Moutier, Pierre Egger, qui tient également un magasin d'électronique et multimédia : « C’est un coup de massue comme au mois de mars dernier. Je comprends qu’il faille faire des efforts, mais je suis fâché que certaines choses restent ouvertes, comme les stations de ski ou les frontières. Nous sommes à nouveau les dindons de la farce, nous qui n’avons jamais plus de quelques personnes à la fois dans notre magasin »

« Cette fermeture de six semaines va compliquer la tâche du commerce local », estime Pierre Egger

En plus du renforcement des restrictions, le Conseil fédéral a grandement élargi et facilité l’accès aux compensations financières pour les acteurs économiques qui ont dû fermer. Les entreprises qui ont été empêchées de travailler au moins 40 jours depuis le 1er novembre seront automatiquement considérées comme cas de rigueur. Les démarches pour accéder aux aides seront simplifiées et automatisées, les versements financiers accélérés. Les cafetiers, par exemple, pourront recevoir jusqu’à 20% de leur chiffre d’affaires. « On se questionne encore du juste équilibre de la dureté des mesures sanitaires et du contrebalancement des compensations. Il faut quand même craindre qu’un certain nombre d’acteurs soient dans des situations extrêmement difficiles », analyse le directeur de la Chambre d'économie publique du Jura bernois Patrick Linder.

« Les demandes de cas de rigueur vont sans doute exploser », prévoit Patrick Linder

Plusieurs mesures ont également été prises concernant le travail. Le télétravail sera obligatoire partout où c'est possible. L'entreprise ne sera tenue à aucune indemnisation des salariés pour les frais d'électricité ou de loyer, la situation étant seulement temporaire. Les employés devant malgré tout se rendre sur place devront porter un masque s'ils sont plusieurs dans un même bureau. Les personnes à risque devront quant à elles être mieux protégées. /ATS-emu-jpi


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