La publicité sera toujours autorisée à Bienne

La motion des jeunes socialistes intitulée « Aucune publicité dans le domaine public » a été ...
La publicité sera toujours autorisée à Bienne

La motion des jeunes socialistes intitulée « Aucune publicité dans le domaine public » a été refusée par 31 non, 19 oui et 8 abstentions lors de la 2e séance du Conseil de ville de Bienne jeudi soir

La publicité ne sera pas bannie de l'espace public biennois. La publicité ne sera pas bannie de l'espace public biennois.

Plus aucune publicité dans le domaine public. C’est ce dont rêvaient les jeunes socialistes biennois. Le législatif de la cité seelandaise qui devait se prononcer jeudi soir à ce propos a décidé qu’il ne voulait pas du texte. Il a été rejeté par 31 non, 19 oui et 8 abstentions.

Les échanges ont été fournis et les élus ont été nombreux à se succéder à la tribune. Le radical romand Daniel Suter, dans son argumentaire pour le non, a indiqué que si cette motion passait le cap, la Ville de Bienne serait privée d’un million de francs de recette. Pour Mohamed Hamdaoui, du Centre, le texte va trop loin et n’apporte rien au niveau du climat. Le socialiste Levin Koller ne partage pas ce sentiment. « On aimerait bien avoir un avenir sur cette planète » a-t-il encore précisé. Les motionnaires sont notamment d’avis que la publicité crée des besoins artificiels et qu’elle pousse les gens à acheter des choses qui ne leur sont pas nécessaires. De son côté, le Conseil municipal a précisé que la publicité est déjà interdite dans plusieurs rues et endroits de la cité seelandaise. Si la motion était passée, les clubs sportifs de la région utilisant des infrastructures communales auraient également été impactés.


Un vote nominatif

Les élus ont chacun dû indiquer ce qu’ils votaient sur ce texte. Une demande faite par Mohamed Hamdaoui. Le membre du Centre souhaitait ainsi que « chacun soit face à ses responsabilités ».

La position de Mohamed Hamdaoui, Le Centre

Le parti socialiste romand s’est abstenu en bloc. Une discussion avait eu lieu au préalable a indiqué le président du groupe Maurice Rebetez. Le PSR a estimé qu’interdire était trop réducteur même s’il a entendu certains arguments des jeunes socialistes.

La position de Maurice Rebetez, PSR

Le législatif a donc tranché et a suivi les recommandations du Conseil municipal en refusant le texte par 31 non, 19 oui et 8 abstentions. La déception était donc grande chez les jeunes socialistes.

La position de Levin Koller, PS

Quelques décisions en bref

Le postulat urgent de l’UDC Luca Francescutto, intitulé « Le Municipal solidaire » n’a pas convaincu. Le Conseil de ville a suivi l’exécutif en adoptant le postulat et en le radiant comme étant réalisé. Le texte proposait que les membres du Conseil municipal perçoivent une partie de leur salaire sous forme de bons d’achat utilisables dans les commerces biennois, afin de montrer un «signe de solidarité».

Les coupes menstruelles ne seront pas mises à disposition gratuitement à Bienne. Le postulat de la socialiste Susanne Clauss n’a pas séduit. L’exécutif estime que la distribution gratuite de produits ne fait pas partie de ses tâches même s’il partage la requête de l’élue concernant le fait qu’il faut mieux faire connaître les coupes menstruelles. Le législatif a donc suivi le Conseil municipal en adoptant le postulat et en le radiant comme étant réalisé.


Le départ de Maurice Rebetez

Maurice Rebetez a vécu jeudi soir sa dernière séance du Conseil de ville. L’élu socialiste a annoncé sa démission au début de la semaine. Une décision prise en raison d’un infarctus et de la durée nécessaire pour se remettre sur pied. Les témoignages ont été nombreux. Le président du groupe parlementaire PSR sera remplacé par Christiane Vlaiculescu-Graf, la première des viennent-ensuite. A noter que la députation PSR sera, dès le mois de février, composée de femmes exclusivement.

Les prochaines séances du Conseil de ville de Bienne se tiendront les 10 et 11 février prochains. /sbo


Actualisé le

 

Actualités suivantes

Articles les plus lus