Moutier cherche un chef de projet pour assurer le transfert dans le Jura

Entre les deux feux des négociateurs cantonaux, cette personne sera surtout chargée de préparer ...
Moutier cherche un chef de projet pour assurer le transfert dans le Jura

Entre les deux feux des négociateurs cantonaux, cette personne sera surtout chargée de préparer la commune prévôtoise à son futur environnement

L'Hôtel de ville de Moutier. (Photo : Georges Henz) L'Hôtel de ville de Moutier. (Photo : Georges Henz)

Jurassiens, Bernois et Prévôtois s’organisent en vue du transfert de Moutier dans le canton du Jura. La municipalité de Moutier cherche justement un chef de projet pour assurer cette transition. Les cantons du Jura et de Berne auront aussi leurs propres négociateurs pour discuter de ces conditions de transferts. « La question du partage des biens, ça va par exemple être le travail des cantons », expose le conseiller municipal prévôtois Valentin Zuber.

Valentin Zuber : « Adapter la réalité prévôtoise à son futur environnement »

Où se placera dès lors le responsable prévôtois entre ces deux parties ? « Il y a surtout toute l’adaptation de la réalité prévôtoise à son futur environnement institutionnel. Des adaptations légales mais aussi au niveau du fonctionnement de l’administration. Il y a des choses que la ville de Moutier ne fera plus, à l’inverse de nouvelles tâches qui incomberont à l'administration prévôtoise », explique Valentin Zuber. Si on ne parle pas d’un négociateur politique, notamment sur la question épineuse du partage des biens, le conseiller municipal estime néanmoins que Moutier sera un « répondant important car il faudra à la fois négocier le divorce avec Berne mais aussi le mariage avec le Jura ».


Un poste administratif et non politique

Un poste, a priori un CDD de quatre ans dont l’entrée en fonction est prévue autour de septembre, risque donc de se retrouver entre les deux feux cantonaux. « Ce sera un poste vraisemblablement exposé, mais qui reste administratif et non politique », admet Valentin Zuber qui affirme d’ailleurs que la municipalité ne recherche pas forcément un « Jurassien convaincu ». Tout en ajoutant qu’il s’agit d’une tâche historique et qu’il « vaut mieux être intéressé par la question jurassienne et motivé par l’enjeu pour pouvoir bien faire son travail ». /jpi


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