Le RSSJB tire le bilan 18 mois après le début de la pandémie

Le Réseau de santé-social du Jura bernois est composé comme son nom l’indique d’acteurs divers ...
Le RSSJB tire le bilan 18 mois après le début de la pandémie

Le Réseau de santé-social du Jura bernois est composé comme son nom l’indique d’acteurs divers issus des domaines de la santé et du social. S’il a vu le jour en 2014, il est particulièrement utile en cette période de pandémie de coronavirus

Des acteurs du Réseau santé-social du Jura bernois ont parlé de leurs diverses expériences durant les 18 derniers mois.
(de gauche à droite) Manuel Wahli, directeur du Service Social Centre Orval à Valbirse; Michel Ruchonnet, médecin généraliste à Courtelary; Hugo Figueiredo, pharmacien indépendant et Dominique Sartori, directeur du Pôle santé mentale de l’Hôpital du Jura bernois. Des acteurs du Réseau santé-social du Jura bernois ont parlé de leurs diverses expériences durant les 18 derniers mois. (de gauche à droite) Manuel Wahli, directeur du Service Social Centre Orval à Valbirse; Michel Ruchonnet, médecin généraliste à Courtelary; Hugo Figueiredo, pharmacien indépendant et Dominique Sartori, directeur du Pôle santé mentale de l’Hôpital du Jura bernois.

« Ensemble, on est plus fort ». Ce sont les mots utilisés par Dominique Sartori, directeur du Pôle santé mentale de l’Hôpital du Jura bernois. Le comité opérationnel et stratégique du Réseau santé-social du Jura bernois (RSSJB), dont il fait partie, s’est réuni jeudi en fin d’après-midi devant la presse à l’Hôpital de St-Imier. Différents acteurs des domaines de la santé et du social sont donc venus tirer un bilan de la pandémie de Covid-19 et des 18 derniers mois. En pleine crise, le RSSJB a été sollicité. Il a aussi montré toute son utilité selon Dominique Sartori.

Dominique Sartori revient sur l'utilité du RSSJB en tant de pandémie

Les différents professionnels autour de la table ont parlé de leurs expériences durant la pandémie. Certaines fois tragiques comme l’a rappelé Bertrand Streiff, directeur du home Les Lovières à Tramelan. Les collaborateurs de l’institution ont dû « accompagner des personnes en fin de vie dans des conditions inhumaines » a-t-il expliqué. Les images de personnes âgées disant « au revoir » sur une tablette a profondément marqué le personnel des Lovières. Il note toutefois que la pandémie a permis des collaborations entre les différents homes de la région. Ce qui ne se passait que très rarement auparavant. Bertrand Streiff a également indiqué qu’il a fallu rebondir et que le mode de financement des homes doit être complètement revu.

De son côté, Manuel Wahli, directeur du Service Social Centre Orval à Valbirse, a tenu à revenir sur certaines conséquences de la pandémie comme la stigmatisation et la désocialisation d’une partie de la population. Hugo Figueiredo, pharmacien indépendant qui possède plusieurs établissements dans la région, espère que la charge supplémentaire de travail que connaissent les pharmacies actuellement puisse être mieux répartie à l’avenir.

Quant à Michel Ruchonnet, médecin généraliste à Courtelary, il ne pensait pas vivre une situation pareille après 35 ans de carrière. Il a tenu à rappeler que « tout le monde a dû s’adapter à la situation et qu’il fallu apprendre sur le tas ». Il a aussi avoué qu’il était très compliqué pour un scientifique de dire « je ne sais pas » et de ne pas toujours pouvoir répondre aux questions des patients.

Michel Ruchonnet partage son expérience durant ces 18 derniers mois

/sbo


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