Remettre le pied à l’étrier des soins infirmiers

La Haute Ecole Arc Santé a présenté mardi un programme pour la réintégration des infirmières ...
Remettre le pied à l’étrier des soins infirmiers

La Haute Ecole Arc Santé a présenté mardi un programme pour la réintégration des infirmières et infirmiers qui ont interrompu leur activité professionnelle pendant un certain temps. La démarche doit contribuer à lutter contre la pénurie de personnel dans la branche

Le programme de réintégration des infirmières et infirmiers a été présenté mardi à la HE-Arc Santé à Delémont. Le programme de réintégration des infirmières et infirmiers a été présenté mardi à la HE-Arc Santé à Delémont.

La Haute Ecole Arc Santé innove face à la pénurie de soignants. Elle a annoncé mardi à Delémont le lancement d’un programme de réintégration des infirmières et infirmiers. Cette formation individualisée s’adresse aux professionnels qui ont interrompu leur carrière et qui souhaitent revenir dans le monde des soins. Cette démarche est menée en collaboration avec l’Association suisse des infirmiers et infirmières section Neuchâtel/Jura, les cantons BEJUNE et diverses institutions partenaires.

« On n’oublie pas le métier, mais le métier évolue ». C’est sur ce principe que la HE-Arc Santé met sur pied ce cursus spécifique. Ce dernier doit permettre une actualisation des connaissances et un développement des compétences. « Ce programme se compose d'un bilan de compétences de chaque participant, de cours théoriques et pratiques, d'un stage de trois semaines et d'un système de mentorat », explique la cheffe de projet Isabelle Gindrat.

Les stages pratiques se feront au sein d’institutions qui ont de plus en plus besoin de personnel de la santé qualifié. Directrice adjointe de la Fondation jurassienne pour l’Aide et les Soins à domicile, Nicole Ventura-Montavon voit ce partenariat d’un très bon œil : « Aujourd’hui, nous travaillons sur une multitude de compétences et nous demandons aux infirmiers d’être des généralistes avec des connaissances très larges ».

Corinne Oehrli est une future participante à ce programme. Cette ancienne infirmière de 48 ans a été diplômée en 1996 et a arrêté d’exercer durant plusieurs années suite à la naissance de ses trois enfants. Elle tente de remettre le pied à l’étrier depuis deux ans, notamment avec un stage, mais elle a constaté que le métier avait passablement changé : « Il y a de nouvelles techniques et manières de faire, de nouveaux produits notamment et des évolutions au niveau informatique avec l’introduction du dossier patient. Le fait d’avoir un cadre et un accompagnement pour combler les lacunes sera précieux ».

Le premier cursus commencera début 2022 pour une durée de six mois et pourra accueillir entre 10 et 21 participants. La HE-Arc Santé espère ensuite renouveler ce programme de réintégration des infirmières et infirmiers, qui doit servir de levier face à la pénurie dans la branche. « Il y a à ce jour 6'200 postes qui ne sont pas repourvus. La pénurie pourrait se monter à 65'000 places à l’horizon 2030 », estime Anne Guyot, secrétaire générale de l’Association suisse des infirmiers et infirmières section Neuchâtel/Jura. /emu


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