La HE-Arc en plein virage

La rentrée académique de la Haute école Arc n’a jamais été aussi bonne. Au total, 1’443 élèves ...
La HE-Arc en plein virage

Les curieux ont été nombreux à déambuler dans les couloirs oranges du nouveau campus Le Campus Arc 2, sur le placteau de la gare à Neuchâtel

La rentrée académique de la Haute école Arc n’a jamais été aussi bonne. Au total, 1’443 élèves sont inscrits en bachelor ou master, sur les sites de Neuchâtel, La Chaux-de-Fonds/Le Locle, Delémont et Saint-Imier. Les effectifs augmentent de 60% depuis l’ouverture de la HE-Arc, il y a sept ans !
La filière gestion rencontre le plus de succès tandis que l’ingénierie reprend des couleurs. Quant au siège de la HES-SO, il reste à Delémont.


Deux nouvelles conventions

Sur le plan politique, un virage important s’amorce. La Convention des Hautes écoles spécialisées de Suisse occidentale est revue, sur demande de la Confédération. Et de fait, la Convention de la HE-Arc aussi, puisqu’elle en découle.

Les textes passent actuellement devant les parlements romands.  Les cantons de Berne, Genève, Vaud, Fribourg et du Valais les ont ratifiés.  Neuchâtel et le Jura doivent encore se prononcer.

Concernant la HES-SO, jusqu’à présent, trois conventions et trois régimes financiers étaient en vigueur. Une structure lourde, lente et complexe, selon la Ministre jurassienne Elisabeth Baume-Schneider. Les cantons se sont donc mis d’accord pour harmoniser le système. Délai : 2013.

Avec la nouvelle convention, la gouvernance sera revue : le Comité gouvernemental sera composé d’un seul représentant de BEJUNE. La région renonce en effet à ses trois droits de co-décision, elle ne s’exprimera plus que d’une seule voix. Cette économie représente de 3,5 millions de francs pour BEJUNE. Un signe de maturité, pour les conseillers d’Etats en place.

Le texte confirme aussi l’importance du politique. Il est un partenaire important, puisqu’il paie 70% du coût global des Hautes écoles. Qui paie commande !, s'exclame Elisabeth Baume Schneider. Rappelons qu’à un certain moment, il était question d’autonomiser la structure. Cette question n’est plus d’actualité.

Enfin, la convention scelle définitivement le maintient de la HE-Arc dans la région. La concurrence de la région lémanique ou d’Yverdon ne sont plus qu’un mauvais souvenir. Et la voix de l’Arc jurassien risque de résonner loin.

Un mot concernant la clef de répartition du financement de la HE-Arc, le canton de Neuchâtel ne paiera plus que les 60% des frais. Le Jura et Berne se contenteront de se partager à part égale les 40% restants. /abo


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