Oui au bilinguisme mais…

Le gouvernement bernois est prêt à faire des efforts pour optimiser le respect du bilinguisme ...
Oui au bilinguisme mais…

Le gouvernement bernois accepte de traduire certains documents plus souvent, mais pas tous

Photo : archives

Le gouvernement bernois est prêt à faire des efforts pour optimiser le respect du bilinguisme. Du moins dans la mesure du possible. C’est en substance la réponse du Conseil-exécutif à une motion déposée par trois élus socialistes de la région. La députée francophone de Bienne, Samantha Dunning, première signataire, demandait que tous les documents officiels et ceux soumis à l'externe soient traduits dans les deux langues. Elle chargeait également les autorités cantonales de vérifier que les offres des prestataires externes mandatés par l'Etat soient accessibles en français et en allemand. Des demandes jugées légitimes pour certaines et disproportionnées pour d’autres.

 

Concernant la rédaction des documents officiels, le Conseil-exécutif rappelle que l’article 6 de la Constitution bernoise qui traite du bilinguisme fait une distinction selon les régions administratives et les destinataires. Il existe donc parfois des raisons valables de renoncer à une traduction par exemple si les documents se destinent uniquement à un usage interne ou à des personnes germanophones. C’était le cas notamment pour le rapport technique du contournement de Bienne par l’A5, pointé du doigt par les motionnaires, qui n’a pas été traduit explique le Conseil-exécutif pour éviter des inexactitudes et parce qu’il se destinait uniquement à des professionnels.

 

En poursuivant sur cette même logique du destinataire, il serait donc démesuré de procéder à une traduction systématique des documents soumis à l’externe comme le demande la motion. Le Conseil-exécutif juge, par conséquent, cette demande disproportionnée. Enfin au sujet de la traduction des offres de prestataires externes, le gouvernement bernois reconnait que la demande est légitime et indique que la problématique sera soumise à la Commission d’experts sur le bilinguisme présidé par le conseiller aux Etats biennois Hans Stöckli. /nme


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