Le bilinguisme dans les soins pas toujours assuré

Pas toujours facile de se faire soigner dans sa langue quand on est francophone. Les hôpitaux ...
Le bilinguisme dans les soins pas toujours assuré

Le français doit être parlé dans les hôpitaux à Bienne et à Berne. Le canton est prêt à donner un signal politique en ce sens, alors que des plaintes de patients sont régulièrement formulées. Mais la question du surcoût lié au bilinguisme n'est pas encore réglée

Le Centre hospitalier Bienne fait partie des instituions où allemand et français doivent être parlés par le personnel (Photo : archives) Le Centre hospitalier Bienne fait partie des instituions où allemand et français doivent être parlés par le personnel (Photo : archives)

Pas toujours facile de se faire soigner dans sa langue quand on est francophone. Les hôpitaux de l’arrondissement de Bienne ainsi que l’hôpital de l’Ile à Berne sont pourtant obligés de s’occuper des patients dans les deux langues officielles du canton. Ce point a été rappelé jeudi dans un communiqué publié en commun par le Conseil du Jura bernois (CJB), le Conseil des affaires francophones du district bilingue de Bienne (CAF) et le conseiller d’Etat en charge de la santé publique Pierre-Alain Schnegg.

Une question de coûts

Pourtant, des patients se plaignent encore régulièrement de ne pouvoir se faire soigner qu'en allemand, selon le communiqué. Les établissements essaient toutefois de proposer une prise en charge dans les deux langues officielles, en dépit du coût élevé que cela représente. Cette situation s'est par ailleurs compliquée depuis l’arrêt du versement de subventions cantonales en 2014 en raison d’une modification des lois qui ne garantissent plus la base légale nécessaire. Les hôpitaux ont donc dû se passer d’un montant qui dépassait le million de francs, selon le secrétaire général du CAF David Gaffino. Ils peuvent malgré tout encore compter sur des aides financières fédérales, bien que ces dernières ne puissent couvrir tous les surcoûts du bilinguisme dans les soins, selon le communiqué.

A qui de payer ?

Pour Pierre-Alain Schnegg, ces subventions ne vont pas revenir, au grand dam du CAF. Il estime pour sa part que les hôpitaux et les caisses-maladies doivent s’entendre afin de prendre en charge ces coûts. Des coûts qui pourraient alors être répercutés sur le prix des prestations, ce qui pourrait entraîner à son tour « une hausse des primes qui tiennent compte de ce bilinguisme », selon David Gaffino. /amo


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