Un geste pour les familles, rien pour les enseignants

Le parlement cantonal n'a pas voulu d'une hausse de salaire pour les enseignants bernois. Il a accepté, en revanche, d'investir un montant plus élevé pour améliorer l'encadrement des enfants durant les vacances scolaires

Le Grand Conseil a accepté mardi de s'engager pour soutenir les familles mais n'a pas cédé sur l'augmentation du salaire des enseignants Le Grand Conseil a accepté mardi de s'engager pour soutenir les familles mais n'a pas cédé sur l'augmentation du salaire des enseignants

Le Grand Conseil refuse de faire un geste en faveur des enseignants. Les élus du parlement bernois n’ont pas voulu inscrire dans le plan intégré mission-financement 2020-2022 la possibilité d’augmenter le salaire du personnel enseignant en cas de budget bénéficiaire. Cette mesure portée par un élu vert-libéral visait à combler le retard salarial des professeurs bernois par rapport aux autres cantons.  La proposition a été rejetée de justesse, mardi après-midi, par 74 non contre 71 oui et 5 abstentions.

La majorité des députés du législatif a également refusé, par 82 voix contre 60 et 5 abstentions, une proposition qui visait à augmenter d’une classe le salaire des enseignants primaires.

 

Un signal fort pour les familles

Le Grand Conseil a par contre accepté, toujours dans le cadre des discussions sur le plan intégré mission-financement 2020-2022, d’augmenter le montant prévu pour la prise en charge et l’encadrement des enfants durant les vacances scolaires. 

Il souhaite ainsi permettre aux parents, qui bénéficient généralement de quatre à cinq semaines de congé annuel, de mieux jongler entre vie professionnelle et vie de famille pendant les treize semaines de vacances scolaires de leurs progénitures. Actuellement, les offres d’encadrement hors période scolaire sont rares et uniquement du ressort des communes. Pour combler cette lacune, le Grand Conseil bernois  a accepté une augmentation de 800'000 francs par 73 voix contre 69 et 4 abstentions dans le plan financement 2020-2022. Cette proposition issue du groupe socialiste a séduit le reste de la gauche et même une partie de la droite. Malgré l’appel du Conseil-exécutif, le législatif n’a pas souhaité attendre les débats prévus à ce sujet au printemps prochain, conséquence d’une motion adoptée sur ce thème.

Le plan intégré mission-financement 2020 -2022 a été finalement accepté mardi après-midi par 93 voix contre 40 et 15 abstentions. /nme+anl


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