Berne introduit l’horaire basé sur la confiance

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Berne introduit l’horaire basé sur la confiance

Le Grand Conseil a adopté en seconde lecture la modification de la loi sur le personnel jeudi. 140 cadres de l’administration cantonale ne saisiront plus leurs heures de travail

Le Grand Conseil bernois a introduit l'horaire de travail basé sur la confiance pour 140 cadres de l'administration cantonale. Le Grand Conseil bernois a introduit l'horaire de travail basé sur la confiance pour 140 cadres de l'administration cantonale.

Ils seront 140 cadres de l’administration cantonale à ne plus devoir saisir leurs temps de travail. Le Grand Conseil a validé la modification de la loi sur le personnel en seconde lecture jeudi. Résultat du vote final : 96 voix favorables contre 48.

Le principal changement concerne l’introduction de l’horaire de travail basé sur la confiance, afin de supprimer les heures supplémentaires des cadres. Le principe avait déjà été approuvé en première lecture en novembre, les élus se sont donc penchés sur son application jeudi. Alors que le Conseil-exécutif proposait d’introduire le temps de travail basé sur la confiance pour 90 collaborateurs, la majorité du Grand Conseil a décidé de l’étendre au domaine de la justice, ce qui représente 140 cadres au total. Secrétaires généraux, chefs d’office et juges à titre principal de la Cour suprême et du Tribunal administratif seront notamment concernés. La droite et le centre se sont ainsi ralliés à la proposition de la majorité de la Commission des finances, alors que la gauche était favorable au projet du gouvernement. Le vote s’est conclu par 80 voix en faveur de la proposition de la majorité de la Commission contre 64 et une abstention.


La confiance oui, mais avec des indemnités

Deuxième point sur lequel se sont penchés les élus : les indemnités pour compenser la fin des heures supplémentaires. Là aussi, le Grand Conseil a choisi la proposition de la majorité de la Commission des finances par 95 voix contre 47 et une abstention. Les collaborateurs concernés pourront ainsi choisir deux solutions parmi les trois proposées : une indemnité de 3% du salaire annuel, cinq jours de congé supplémentaires et des cotisations d’épargne supplémentaire de l’employeur à la prévoyance professionnelle. La majorité n’a pas voulu des dix jours de congé proposés dans le projet du Conseil-exécutif. La Directrice des finances, Béatrice Simon, a tenté de convaincre les députés que ces indemnités n’étaient pas suffisantes pour que le canton de Berne soit un employeur attractif pour les cadres par rapport à l’Administration fédérale ou aux entreprises privées, qui offrent de meilleures conditions. En vain. /mdu


 

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