Moratoire sur la 5G demandé dans le canton de Berne

Deux motions ont été déposées au Grand Conseil bernois pour demander un moratoire sur l’installation ...
Moratoire sur la 5G demandé dans le canton de Berne

Deux motions ont été déposées au Grand Conseil bernois pour demander un moratoire sur l’installation d’antennes 5G en raison du principe de précaution

Tant qu'aucune preuve n'a pas été apportée que cette technologie est sans danger, le principe de précaution doit prévaloir, selon les élus. (Photo: archives) Tant qu'aucune preuve n'a pas été apportée que cette technologie est sans danger, le principe de précaution doit prévaloir, selon les élus. (Photo: archives)

« Le principe de précaution doit prévaloir ». C’est l’argument des deux motions déposées au Grand Conseil bernois pour demander l'instauration d'un moratoire sur la 5G sur l'ensemble du territoire cantonal.

La première est portée par Moussia de Watteville et soutenue par deux autres élues du Jura bernois. Elles estiment qu’en l’absence de preuves concrètes que cette technologie est inoffensive, le gouvernement cantonal doit encore attendre.

Le texte évoque l’étude mandatée par l’Office fédéral de l’environnement, qui doit être publié cet été, sur les dangers que représente cette technologie sur la santé. Tant que ce rapport n’est pas rendu, le canton doit empêcher la construction d’antennes 5G, estiment ainsi les motionnaires. Ce délai d’attente pourrait même être prolongé, le temps que l’Organisation mondiale de la santé se prononce, à l’image de ce qu’ont décidé les autorités genevoises.


Huawei et espionnage

L’autre motion est portée par Anne-Caroline Graber qui est aussi soutenue par deux de ses collègues du Jura bernois. Ce texte cible directement l’entreprise Huawei, mandatée pour ériger des antennes. Les auteurs estiment qu’en raison de « sérieux soupçons d’espionnage », la firme chinoise ne devrait pas pouvoir exploiter cette technologie en Suisse. Il en va « de la protection des données des Suissesses et des Suisses »,  selon eux.

Les motionnaires rappellent d’ailleurs que certains pays comme les Etats-Unis, le Japon, l’Australie ou la Nouvelle-Zélande ont, à ce titre, interdit à l’entreprise de bâtir des installations sur leur territoire.

Le Conseil fédéral a par ailleurs lui aussi été interpellé quant à cette question de protection des données par un élu tessinois. /amo


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