Fonds d’investissement refusé par le Grand Conseil

Le Grand Conseil refuse de créer un fonds pour permettre au canton de Berne de faire face ...
Fonds d’investissement refusé par le Grand Conseil

Le Grand Conseil refuse de créer un fonds pour permettre au canton de Berne de faire face aux investissements à venir. Selon la majorité, le projet du gouvernement allait à l’encontre de la constitution cantonale

Le Grand Conseil bernois a refusé lundi de créer un fonds cantonal d'investissement. (Photo : archives) Le Grand Conseil bernois a refusé lundi de créer un fonds cantonal d'investissement. (Photo : archives)

Le canton de Berne ne disposera pas d'un fonds pour assurer ses investissements futurs. Le Grand Conseil a refusé lundi après-midi par 85 voix contre 66 d'entrer en matière sur le projet proposé par le gouvernement. Ce fonds devait servir à faire face au pic d'investissements attendu pour les années 2019 à 2028. Il aurait été alimenté par les bénéfices reversés par la Banque nationale suisse, mais aussi par les ressources non utilisées d'autres fonds ainsi que d’éventuels bénéfices cantonaux. La droite a fait bloc à l'heure de la décision, à l'exception du PBD qui soutenait sa directrice des finances Béatrice Simon.


Un fond anticonstitutionnel

Créer ce fonds revenait à contourner le frein à l'endettement et donc la constitution bernoise. C'est sur la base de cette interprétation que les opposants au projet gouvernemental ont pris leur décision. Si tous les députés reconnaissent la nécessité de faire des investissements importants, notamment pour la HES bernoise, le campus de Berthoud et l'Hôpital de l'Île, ils ne s’accordent en revanche pas sur la manière d’y parvenir. Pour la grande majorité de la droite, il est tout à fait possible d’atteindre ces objectifs en se basant sur les outils usuels, principalement le budget.


Pas d'autre solution rapide

Du côté de la gauche et du PBD, ce fonds était jugé nécessaires et sans alternative rapide. Selon la minorité, le frein à l’endettement fait qu’il ne sera pas possible d’augmenter les investissements ordinaires sans passer par un fonds, ou alors il faudra renoncer à d’autres projets. Ce refus revient selon elle à rejeter la responsabilité sur les générations futures.


Retards et abandon de projets?

La directrice des Finances Béatrice Simon a prévenu que le refus de ce fonds ne serait pas sans conséquences. Elle a déclaré à la tribune que les projets de développement de la HES Bernoise pourraient être repoussés de cinq ans. Quant au campus de Berthoud, il pourrait passer à la trappe.


Comptes validés

A noter encore qu'en fin d'après-midi, le Grand Conseil a validé le rapport de gestion et les comptes annuels de l'exercice 2018 qui présentent un bénéfice de 261 millions de francs. Béatrice Simon a rappelé que ce bon résultat est avant tout dû à la bonne situation conjoncturelle, mais aussi un dividende de 55 millions versé par la Banque nationale suisse. /ast


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