Combattu, le plan directeur de la stratégie de l’exécution judiciaire passe

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Combattu, le plan directeur de la stratégie de l’exécution judiciaire passe

Au Grand Conseil, le PEV Tom Gerber et le Vert Thomas Gerber ont demandé mercredi sans succès le renvoi du plan directeur de la stratégie de l’exécution judiciaire 2017-2032

Le cas de l'ancien foyer d'éducation de Prêles est revenu sur la table durant le débat sur le plan directeur de la stratégie de l'exécution judiciaire 2017-2032. Le cas de l'ancien foyer d'éducation de Prêles est revenu sur la table durant le débat sur le plan directeur de la stratégie de l'exécution judiciaire 2017-2032.

Le plan directeur de la stratégie de l’exécution judiciaire 2017-2032 a été combattu sans succès mercredi au Grand Conseil. Le PEV de Reconvilier Tom Gerber et le Vert Thomas Gerber ont demandé son renvoi. Ils ont pointé du doigt un travail peu précis, contenant plusieurs contradictions entre la stratégie et le master plan présentés. Les opposants ont aussi reproché à la commission de la sécurité (CSéc) en charge du dossier de ne pas avoir pas pris en compte les dernières actualités liées à l’ancien foyer d’éducation de Prêles, soit le fait que le centre pour requérants d’asile n’y ait pas été implanté.

Des arguments qui n’ont pas suffi puisque le législatif s’est opposé au renvoi par 121 voix contre 16 et 2 abstentions. Le PS a notamment jugé que les imprécisions peuvent s’expliquer par le changement de deux chefs de service. Il a aussi été mentionné par le PLR, l’UDC et l’UDF qu’il était préférable d’avancer vu l’urgence de certains dossiers – notamment le délabrement de la prison régionale de Bienne – plutôt que de renvoyer le tout et de perdre encore du temps.


Prêles au centre des débats

Le conseiller d’Etat Philippe Müller en charge de la Direction de la police et des affaires militaires (POM) a reconnu les imprécisions soulevées.

Dans le cas de Prêles, il a indiqué que même si la nouvelle situation du centre n’est pas mentionnée dans le plan directeur, l’exécutif en a connaissance et n’exclut pas ce site comme possible pour l’accueil d’une prison.

Dans la suite des débats, toutes les déclarations de planification de la CSéc ont été approuvées à une quasi-unanimité. Celle concernant en particulier Prêles a par contre soulevé des remous. Il a été mentionné que le centre, vide, coûte 200'000 francs par an au canton et qu’il est urgent de le vendre. Le rejet de cette déclaration de planification a été demandé mais n’a pas abouti par 116 voix contre 26 et 6 abstentions. De nouvelles possibilités d’affectation seront donc étudiées pour le site qui compte deux bâtiments sous protection du patrimoine. /jrg


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