Vers une hausse du prix des plaques

Le Grand Conseil s'est prononcé jeudi en faveur d'une réforme écologique de la taxe sur les ...
Vers une hausse du prix des plaques

Le Grand Conseil s'est prononcé jeudi en faveur d'une réforme écologique de la taxe sur les véhicules à moteur. Les voitures lourdes ou polluantes seraient pénalisées. L'UDC menace déjà de lancer un référendum

Les propriétaires de véhicules lourds ou polluants pourraient voir leurs factures augmenter. (Photo : archives) Les propriétaires de véhicules lourds ou polluants pourraient voir leurs factures augmenter. (Photo : archives)

Le prix des plaques pourrait augmenter dans le canton de Berne. Le Grand Conseil bernois s'est prononcé jeudi en faveur d'une réforme écologique de la taxe sur les véhicules à moteur. Après plusieurs heures de débats, il a adopté par 106 voix contre 45 une hausse de l'imposition des véhicules routiers en première lecture. Concrètement, les véhicules pourraient être taxés non plus seulement en fonction de leur poids mais aussi en fonction de leurs émissions de CO2. Les propriétaires de véhicules lourds ou particulièrement polluants pourraient donc voir leurs factures augmenter. Une hausse des taxes n'est jamais populaire, mais la députée verte de Tramelan Moussia de Watteville la relativise. Elle estime qu'il faut aussi être cohérent si l'on veut atteindre les objectifs climatiques fixés par la Confédération, favoriser la mobilité douce et conserver les moyens d'entretenir les infrastructures routières :

Moussia de Watteville : « Chacun peut faire un pas dans la bonne direction »

Cette modification législative ajoute des considérations écologiques dans le calcul de la taxe sur les voitures de tourisme, les voitures de livraison et les minibus. Le Conseil-exécutif et le Grand Conseil espèrent que ces nouveautés inciteront les usagers à choisir des véhicules aussi respectueux de l'environnement que possible. La révision doit rapporter des recettes supplémentaires de 40 millions de francs environ à l'Etat. A droite, on souhaite que cette somme puisse être utilisée pour réduire la quotité d'impôt pour les personnes physiques. La gauche s'oppose à cette idée de vases communicants. Ce point précis sera rediscuté en vue de la deuxième lecture.

L'UDC au front
C'est en vain que les députés de l'UDC ont manifesté leur opposition à toute hausse de l'impôt sur les véhicules à moteur. A l'appui de sa position, le parti a rappelé que le peuple bernois avait approuvé il y a quelques années une réduction de 100 millions de francs de l'impôt sur les véhicules. Pour l'UDC, ce projet annihile cette décision populaire prise il y a huit ans. Elle considère qu'il s'agit là d'une violation des droits populaires. Le parti estime aussi que les habitants des régions rurales sont une nouvelle fois pénalisés, eux qui ont souvent recours à des véhicules lourds.  Le député de Corgémont Etienne Klopfenstein ajoute que les véhicules électriques, qui seraient favorisés dans la nouvelle loi, ont aussi un impact sur l’environnement.

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La révision de la loi sur l'imposition des véhicules routiers doit donc encore passer en seconde lecture. Il s'agira notamment de savoir s'il faudra lier l'augmentation des taxes sur les véhicules à la réduction de l'imposition des personnes physiques. Si la loi devait aboutir, l'UDC annonce déjà qu'elle lancera un référendum. /ats-oza


 

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