Préoccupations autour de la biodiversité

Deux interventions ont été déposées mardi par les Verts, portées par la députée Moussia de ...
Préoccupations autour de la biodiversité

Deux interventions ont été déposées mardi par les Verts, portées par la députée Moussia de Watteville. L’une s’intéresse aux infrastructures écologiques, l’autre à l’impact du girobroyage

Le recours au girobroyage est réglementé par la loi. Mais beaucoup d'infractions sont commises chaque année, selon les Verts. (Photo : archives) Le recours au girobroyage est réglementé par la loi. Mais beaucoup d'infractions sont commises chaque année, selon les Verts. (Photo : archives)

Les cantons ont aussi leur rôle à jouer dans la sauvegarde et la gestion de la biodiversité. Une motion verte déposée mardi au Grand Conseil demande au Conseil-exécutif de suivre les axes stratégiques élaborés par l’Office fédéral de l’environnement. La députée de Tramelan Moussia de Watteville en est la première signataire.

« Les travaux de recherche le confirment : la biodiversité subit une sixième extinction de masse », écrivent les Verts dans le texte. Et de noter que les espaces urbains et les transports affectent l’ensemble de l’écosystème en créant de nouvelles sources de pollutions ou en constituant des barrières. Pour diminuer cet impact, la Confédération a défini plusieurs objectifs, priorités spatiales et thématiques. Les cantons les reprennent dans leur planification et les concrétisent. Ainsi, les motionnaires demandent au Conseil-exécutif de suivre la stratégie, axée sur trois axes : assurer la qualité des espaces existants, créer des espaces supplémentaires, et relier les espaces entre eux. « Comprendre l’état et les tendances de la biodiversité fait partie des défis majeurs qui se posent à la recherche et à l’humanité », relèvent encore les députés verts.


Girobroyage : le canton de Berne est le moins restrictif

Les Verts, toujours eux, ont déposé une seconde intervention, avec encore une fois Moussia de Watteville en fer de lance. Le postulat s’inquiète des effets du girobroyage – à savoir le broyage mécanique et le mélange des éléments constitutifs du sol –, une technique controversée qui fait l’objet de législations variables dans l’Arc jurassien. Le canton de Berne est actuellement le moins restrictif en la matière. La pratique n’y est pas interdite, mais elle fait l’objet d’une demande de permis de construire à partir d’un certain seuil. Pour les auteurs du postulat, il s’agit d’analyser l’impact du girobroyage sur la biodiversité, d’évaluer un cadre légal plus restrictif, éventuellement de définir des sanctions pour les contrevenants. « Beaucoup d’infractions sont commises, des permis de construire ne sont parfois pas demandés. Le girobroyage détruit le milieu naturel, il n’y a donc pas de compensations possibles », avertissent les Verts.

Les deux interventions déposées mercredi seront traitées lors d’une prochaine session du Grand Conseil. /oza


Actualisé le

 

Actualités suivantes

Articles les plus lus