Affaire BLS : la passivité du canton de Berne pointée du doigt

Le rapport réalisé par la commission de gestion du Grand conseil bernois sur la surveillance ...
Affaire BLS : la passivité du canton de Berne pointée du doigt

Le rapport réalisé par la commission de gestion du Grand conseil bernois sur la surveillance par le canton de la compagnie BLS SA a été accepté par les députés mercredi. Dans ce dernier, la CGes pointait notamment la passivité du Conseil-exécutif et de la direction compétente dans cette affaire

Le Grand conseil bernois est revenu mercredi sur l’affaire des irrégularités liées aux indemnités excessives versées à la
compagnie BLS SA.  (Photo illustration: BLS) Le Grand conseil bernois est revenu mercredi sur l’affaire des irrégularités liées aux indemnités excessives versées à la compagnie BLS SA.  (Photo illustration: BLS)

L’affaire des irrégularités liées aux indemnités excessives versées à la compagnie BLS SA était au menu mercredi des discussions du Grand conseil bernois. Les députés ont pointé du doigt la passivité du Conseil-exécutif et de la direction compétente dans cette affaire. Ils ont accepté par 150 oui, 0 non et 1 abstention, le rapport de la commission de gestion (CGes). Celle-ci estime notamment que le canton et la direction des travaux publics et des transports ont laissé une trop grande marge de manœuvre au conseil d’administration de l’entreprise.

Les fractions se sont succédé à la tribune. Pour le Parti évangélique, c’est le député de Reconvilier, Tom Gerber qui a pris la parole. « BLS SA est majoritairement aux mains du canton. C’est notre entreprise et à ce titre nous avons une responsabilité importante » a-t-il indiqué. Il a continué en précisant que « le cadre légal de la SA est clair et il serait temps que le gouvernement réalise en tant qu’actionnaire majoritaire qu'il assume une responsabilité prépondérante ». Pour la fraction évangélique, le Conseil-exécutif aurait dû soutenir cette commission parlementaire plutôt que de donner sa confiance au conseil d’administration de BLS SA.

Le directeur du DTT, Christoph Neuhaus, s’est défendu d’avoir été passif. Il a ensuite employé une explication très imagée : « Le fruit vous fait comprendre la nature de l’arbre » a lancé Christoph Neuhaus au Grand conseil avant de continuer en précisant que « le gouvernement agit toujours dans le sens de la proportionnalité, dans le sens de la diplomatie et du respect ». Il a encore tenu à dire que même si le gouvernement n’a pas toujours communiqué de manière publique, il a toujours eu des discussions avec BLS et les erreurs n’ont jamais été cachées au public. Il a aussi précisé que l’entreprise de transports a remboursé les montants perçus en trop. /sbo


Actualisé le

 

Actualités suivantes

Articles les plus lus