Pas de tests de masse dans les écoles

Le canton de Berne ne réintroduira pas les tests de masse systématiques dans les écoles. Le ...
Pas de tests de masse dans les écoles

Le canton de Berne ne réintroduira pas les tests de masse systématiques dans les écoles. Le Grand Conseil a rejeté jeudi une motion socialiste en ce sens 

Les tests de masse réalisés cet été dans les écoles du canton n'ont pas apporté les résultats escomptés, selon le Conseil-exécutif. (Archives : KEYSTONE / Alexandra Wey). Les tests de masse réalisés cet été dans les écoles du canton n'ont pas apporté les résultats escomptés, selon le Conseil-exécutif. (Archives : KEYSTONE / Alexandra Wey).

Les tests de masse réguliers ne seront pas réinstaurés dans les écoles du canton de Berne. Le Grand Conseil a rejeté jeudi une motion en ce sens de la députée socialiste Gabi Schönenberger. Le texte jugeait irresponsable d'avoir voulu arrêter hâtivement les tests de masse au début du mois de septembre. 

« L’évolution de la situation épidémiologique dans les écoles doit être suivie de près pour permettre de réagir au plus vite et avec des mesures adaptées », a défendu la motionnaire. 


Délais trop importants

Les tests en série n’ont pas été poursuivis pour plusieurs raisons, a expliqué le directeur de la santé publique Pierre Alain Schnegg : en raison de leur caractère facultatif et du délai important entre deux séries, les tests n’ont pas apporté la valeur ajoutée escomptée. S’ils permettaient au canton d’obtenir un aperçu de la situation épidémiologique dans un établissement scolaire donné le jour du test, ils ne lui fournissaient aucune information sur l’évolution éventuelle de la pandémie durant les six jours restants. « Pour rendre une image fiable de la situation, les tests auraient dû être réalisés au minimum deux fois par semaine avec un taux de participation de près de 80 pour cent. Le canton aurait certes pu mettre en œuvre davantage de moyens logistiques et financiers pour permettre la succession de tests, mais il lui aurait été impossible d’avoir une quelconque influence sur le taux de participation tant que le dépistage restait facultatif », a poursuivi le Conseil-exécutif.


Uniquement en cas de flambées

De l'avis du gouvernement, un dépistage à grande échelle régulier ne constitue plus un moyen adéquat de lutter contre le virus. « S’agissant des moins de douze ans, l’expérience a montré que cette classe d’âge ne constituait pas un vecteur de la pandémie », a-t-il assuré. Pour éviter autant que possible d’empiéter sur le fonctionnement normal des écoles et pour exclure au mieux d’éventuels dommages secondaires liés à la pandémie, il a été décidé que, jusqu’à nouvel avis, des tests ne seraient réalisés dans les écoles qu’en cas de flambée, par exemple grâce au déploiement d'unités mobiles. Pierre Alain Schnegg reconnaît que le système est perfectible. L'évolution de la situation pandémique pourrait amener d'autres mesures. /oza


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