Le Grand Conseil bernois ne veut pas d'un salaire minimum

Le canton n’introduira pas de salaire minimum dans l’immédiat. Le législatif a nettement refusé ...
Le Grand Conseil bernois ne veut pas d'un salaire minimum

Le canton n’introduira pas de salaire minimum dans l’immédiat. Le législatif a nettement refusé une motion de la gauche qui demandait son introduction

Le Grand Conseil bernois ne veut pas de salaire minimum. (Photo : KEYSTONE / Georgios Kefalas). Le Grand Conseil bernois ne veut pas de salaire minimum. (Photo : KEYSTONE / Georgios Kefalas).

Le canton de Berne ne va pas introduire un salaire minimum, du moins dans l'immédiat. Le Grand Conseil a refusé lundi à une nette majorité une motion défendue par la gauche en faveur d'une protection des personnes salariées grâce au salaire minimum. Il a ainsi suivi le Conseil-exécutif.

La majorité bourgeoise du Parlement a refusé par 94 voix contre 48 d'élaborer une loi visant à améliorer les conditions de vie des personnes salariées et de protéger les travailleurs pauvres avec l'introduction d'un salaire minimum. Le montant aurait été fixé à 23 francs par heure de travail.

Berne ne rejoindra donc pas les cantons de Neuchâtel, du Jura, de Genève, du Tessin et de Bâle-Ville où le salaire minimum est une réalité. Dans les cantons de l'Arc jurassien, le salaire minimum a été calculé sur la base des lignes directrices pour les prestations complémentaires.

Pour les partisans du projet, le salaire minimum assure des revenus justes et est un moyen de lutter contre le dumping salarial. Ils ont aussi relevé que la fixation d'un montant minimum était d'une « importance capitale » pour les femmes qui travaillent plus souvent que les hommes dans des secteurs faiblement rémunérés.

Mais ces arguments n'ont pas convaincu la majorité bourgeoise qui estime que l'introduction d'un salaire minimum porte atteinte à la liberté économique. Comme le gouvernement, elle estime que les salaires doivent être définis dans le cadre de conventions collectives de travail (CCT) entre les partenaires sociaux.

Pour le gouvernement, la situation financière des salariés dépend davantage de leurs conditions de vie personnelles que de leur salaire. Il juge donc que cet outil n'est pas suffisamment ciblé pour lutter contre le phénomène des « working poor » et que son efficacité n'est que rarement perceptible. /ATS-gtr


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