Dans les dossiers : ces « rave party » qui dérangent

Illégales et donc durement réprimées, les « rave party » sont pointées du doigt partout en ...
Dans les dossiers : ces « rave party » qui dérangent

Illégales et donc durement réprimées, les « rave party » sont pointées du doigt partout en Suisse romande. Les organisateurs et amateurs de ces fêtes se défendent et veulent casser certains clichés. Deux d’entre eux ont livré leur témoignage dans La Matinale

Gaétan (à gauche) et Loïc rêvent d’instaurer un cadre légal pour l’organisation des « rave party ». Gaétan (à gauche) et Loïc rêvent d’instaurer un cadre légal pour l’organisation des « rave party ».

Elles sont organisées en pleine nature, loin des habitations et durant la nuit. Les « rave party » sèment la controverse dans notre pays. En mars dernier, une de ces fêtes sauvages s’était tenue au Mont-Crosin, sur le territoire de Cormoret. Plusieurs villageois s’étaient plaints des nuisances sonores et de déchets laissés sur site. Dédiaboliser cette forme de divertissement, c’est notamment l’objectif d’Ondes Libres, une association de médiation qui fait le lien entre les « ravers », les riverains et les autorités. Loïc, on ne dira que son prénom, en est le fondateur. Lui et son équipe essayent d’intervenir au niveau politique d’une part, aussi pendant les événements avec la mise en place d’un système de Care Team. Selon lui, la communication doit aussi être améliorée pour éviter les critiques acerbes souvent formulées. « L’idée, à terme, est d’obtenir un cadre légal qui manque cruellement aujourd’hui », glisse-t-il.

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« Nous avons un grand respect »

Gaétan, lui, est le porte-parole de BSA, un groupe qui organise des Rave party en Suisse. Il se dit bien conscient des critiques formulées par de nombreux citoyens, notamment en termes de perturbations de l’environnement. « Tout ça nous pose aussi problème. Nous avons un grand respect pour la nature. Il est peut-être arrivé quelques fois que des jeunes participants n’affichent pas le même respect, mais nous sommes là pour les remettre à l’ordre », assure-t-il. Et de dénoncer les clichés tenaces qui touchent les « ravers » : « Les gens imaginent qu’on est là pour se droguer, pour faire les cons, pour être au-dessus des lois. Ils ne connaissent pas nos valeurs. Ce n’est pas toujours facile, mais j’ai eu des discussions positives avec des gendarmes. Ils ont pris le temps de nous écouter. » C’est cette attitude constructive que les organisateurs de « rave party » ou « free party » cherchent à généraliser. Un combat de longue haleine face à des autorités qui n'acceptent pas le mouvement en tant que culture, assurent Loïc et Gaétan. /oza

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