La commission de gestion du Grand Conseil estime que le canton de Berne doit éviter l’instauration de systèmes informatiques pour ses futurs projets. Cette décision fait suite aux nombreux problèmes engendrés par la mise en place du système NeVo au sein de la police cantonale et du Ministère public bernois
Le canton de Berne doit renoncer au développement de systèmes propres pour ses futurs projets informatiques, a expliqué jeudi la commission de gestion du Grand Conseil. Des enseignements doivent être tirés des problèmes du système de traitement des dossiers de la police cantonale, selon elle.
Le nouveau système de gestion des dossiers NeVo au sein de la police cantonale et du Ministère public du canton de Berne a pour but principal est de créer un pont numérique (Rialto) pour que toute la procédure de poursuite pénale puisse se dérouler sans rupture de support. Il a généré des retards, des coûts supplémentaires et du mécontentement d'une partie des utilisateurs.
« Les objectifs du projet ont été massivement sous-estimés par le canton. Ils ne sont d’ailleurs toujours pas entièrement atteints, en particulier l’objectif d’ériger un pont entre la police cantonale et le Ministère public », a expliqué la commission de gestion. La commission juge cependant qu’il est désormais trop tard pour envisager d’interrompre le projet ou de choisir un autre système.
L'organe invite instamment le Conseil-exécutif à mettre tout en œuvre pour que le projet puisse aboutir au mieux. Selon elle, il est particulièrement important que le système mis en place à la police cantonale fonctionne avec une fiabilité suffisante avant d’être étendu à la justice.
Transparence totale exigée
Vu l’importance politique du système NeVo/Rialto, la commission de gestion estime que le Conseil-exécutif doit rendre des comptes au Grand Conseil et l’invite donc à présenter un rapport faisant état des actions qu’il a entreprises pour améliorer NeVo/Rialto. Le rapport exposera en outre les raisons qui ont conduit au maintien du projet malgré les problèmes rencontrés.
L’exécutif précisera également les enseignements qu’il en a tirés pour les projets informatiques en général et comment il compte garantir leur prise en compte dans les projets à venir. Bien que le Conseil-exécutif souhaite rendre compte uniquement à la commission de gestion et sur une partie seulement de ses recommandations, cette dernière réitère « sa demande au gouvernement de présenter un rapport au Grand Conseil afin d’assurer une transparence totale ». /ATS









