Confiance autour de la filière ES en soins infirmiers

La filière ES en soins infirmier poursuit sa route malgré les controverses. Les différents ...
Confiance autour de la filière ES en soins infirmiers

Les cas soumis aux infirmiers et infirmières sont toujours plus complexes. Le sort de la filière ES en soins infirmiers devrait être fixé en novembre 2014

La filière ES en soins infirmier poursuit sa route malgré les controverses. Les différents partenaires du projet-pilote bernois lancé il y a un peu plus d’un an au CEFF santé-social ont fait le point sur ce dossier jeudi matin à Saint-Imier. Ils indiquent que le projet suit son cours positivement et conformément aux objectifs fixés. La procédure de reconnaissance de cette filière auprès de la confédération a été lancée et un rapport d’évaluation intermédiaire du projet sera publié l’été prochain.

Une filière qui fait couler de l’encre

En début d’année, le directeur de l’instruction publique Bernhard Pulver annonçait que le projet-pilote de filière ES en soins infirmier serait mis en veilleuse et limité à deux classes. De nombreuses prises de positions ont suivi. D’un côté, le Conseil des affaires francophones du district de Bienne et le Conseil du Jura bernois sont montés au créneau pour défendre une formation jugée indispensable pour éviter une pénurie de personnel soignant dans la région. De l’autre, Jacques Chapuis, directeur de la HES de la Source à Lausanne, estimait que cette filière enlevait de l’intérêt à la formation puisqu’elle ne permet pas aux élèves d’accéder à un Master ou un doctorat. En avril, le directeur du CEFF santé-social Michel Jeanneret annonçait sa démission, notamment en raison des nombreux écueils rencontrés par la filière ES.

Les travaux se poursuivent
 
Les partenaires du projet-pilote ont annoncé la poursuite de leurs travaux jeudi matin. Le directeur du CEFF Serge Rohrer assure que la filière ES peut compter sur un large soutien des milieux professionnels régionaux. Le secrétaire général adjoint de la Direction de l’instruction publique, Guy Lévy, ajoute que le canton de Berne croit en ce projet. Cependant, rien ne garantit pour l’heure le maintien de cette filière avant fin 2014. Bernhard Pulver doit encore mener une discussion avec les cantons romands et les milieux concernés. Et c’est bien du reste de la romandie que dépendra l’avenir de la filière ES en soins infirmier. Guy Lévy l’admet, même si le canton de Berne est convaincu, il n’est jamais bon de faire cavalier seul dans le domaine de la formation./ast


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