Avec la variation du nombre d’élèves d’une année à l’autre, les écoles du Jura bernois doivent parfois revoir les effectifs des classes. Le point avec le chef adjoint de l'enseignement obligatoire pour la partie francophone du canton de Berne
C’est le dernier moment pour acheter un nouveau cartable, une trousse et de beaux stylos. Les élèves du Jura bernois et de Bienne retrouvent les bancs de l’école lundi. Ils sont environ 10’000 cette année à faire leur rentrée. Une rentrée des classes qui est parfois un casse-tête pour les communes qui doivent revoir la répartition des élèves dans leur école.
Stève Blaesi est responsable de l'enseignement obligatoire pour la partie francophone du canton de Berne. Invité de La Matinale ce mercredi, il précise que l’évolution du nombre d’élèves reste stable. « Cela montre que la région est prospère et que les parents ne partent pas ou s’ils déménagent, ils restent dans le Jura bernois ».
La réorganisation des classes s’organise entre les communes et les inspecteurs. « On essaie d’avoir des classes d’environ vingt élèves », ajoute Stève Blaesi.
« Se mettre à table et discuter pour que le bien de l’élève, des enseignants et de la direction soit pris en compte »
Se projeter et anticiper
L’enseignement évolue au fil des années, les besoins aussi. Les communes veillent donc à garder leur établissement scolaire aux normes. C’est le cas à Tavannes, par exemple, qui a inauguré en mai dernier un nouveau bâtiment. Or, deux classes ont été fermées dans cette localité. « Ce n’est pas dramatique, estime le responsable cantonal. Les locaux peuvent être attribués à d’autres projets comme à l’école à journée continue ou à l’enseignement spécialisé ».
« Tavannes a fait une belle réalisation »
Les autorités locales peuvent faire des projections démographiques sur cinq ans. « Les prévisions sont bonnes, les écoles n’ont pas de soucis à se faire ». Globalement, la région du Jura bernois reste très attrayante, se réjouit Stève Blaesi. Beaucoup de familles en provenance de Bienne s’y installent.
Les classes bilingues, une piste envisageable
Le canton encourage les communes à lancer des projets pilotes au sein de leur école. « Chacune peut en développer si elle a les ressources et si elle en ressent le besoin ». Les classes bilingues peuvent faire partie de ces projets, même si elles concernent en premier lieu la Ville de Bienne. « La territorialité des langues joue aussi un rôle », conclue Stève Blaesi. /ddc









